PONDA, 2020
Comment faire face au décès d’un·e proche qui succombe au virus du Covid en pleine période de confinement ? Comment accepter de ne pouvoir voir, toucher, se réunir, ou encore mettre sous terre lorsque la question du lieu de sépulture se pose ?
En partant d’une expérience intime et personnelle, cette série évoque le temps suspendu, où l’attente est la seule option possible.
Pendant trois semaines, son conjoint, sa mère et l’artiste vont vivre un quotidien commun, au point que les deux femmes vont faire le même rêve la même nuit : elles doivent prendre un avion pour enterrer la personne décédée, mais elles sont toutes les deux en retard. Dans les deux rêves, le fantôme de la personne défunte apparaît.
Les jours sont rythmés par les repas partagés, seule façon d’honorer le deuil traditionnel camerounais dont la famille est orginaire. Ponda signifie le temps, l’attente en langue douala.
Les natures mortes composées par Dominika Troicka dialoguent avec des moments capturés (préparation du repas) et des images réalisées à proximité de son domicile et qui évoquent ce temps à l’arrêt (les feuilles et branchages recouvrent entièrement le sol du parc fermé depuis plusieurs semaines). Les natures mortes se font la métaphore du passage de la vie à la mort, de l’impossibilité de toucher, ou évoquent une présence invisible.
EN
From a private viewpoint during the coronavirus lockdown, this series questions our attitude to the death of a close relative due to Covid-19.
How do we handle not being able to see, touch, meet with our family, or even think about a burial ? These pictures seek to transcribe the period when time - Ponda means ‘time’ in the Douala language (Cameroon) – seems suspended and waiting is the only option.
Several photographic narratives interact to illustrate the passage from life to death, representations of the intangible and images of an invisible presence.
Comment faire face au décès d’un·e proche qui succombe au virus du Covid en pleine période de confinement ? Comment accepter de ne pouvoir voir, toucher, se réunir, ou encore mettre sous terre lorsque la question du lieu de sépulture se pose ?
En partant d’une expérience intime et personnelle, cette série évoque le temps suspendu, où l’attente est la seule option possible.
Pendant trois semaines, son conjoint, sa mère et l’artiste vont vivre un quotidien commun, au point que les deux femmes vont faire le même rêve la même nuit : elles doivent prendre un avion pour enterrer la personne décédée, mais elles sont toutes les deux en retard. Dans les deux rêves, le fantôme de la personne défunte apparaît.
Les jours sont rythmés par les repas partagés, seule façon d’honorer le deuil traditionnel camerounais dont la famille est orginaire. Ponda signifie le temps, l’attente en langue douala.
Les natures mortes composées par Dominika Troicka dialoguent avec des moments capturés (préparation du repas) et des images réalisées à proximité de son domicile et qui évoquent ce temps à l’arrêt (les feuilles et branchages recouvrent entièrement le sol du parc fermé depuis plusieurs semaines). Les natures mortes se font la métaphore du passage de la vie à la mort, de l’impossibilité de toucher, ou évoquent une présence invisible.
EN
From a private viewpoint during the coronavirus lockdown, this series questions our attitude to the death of a close relative due to Covid-19.
How do we handle not being able to see, touch, meet with our family, or even think about a burial ? These pictures seek to transcribe the period when time - Ponda means ‘time’ in the Douala language (Cameroon) – seems suspended and waiting is the only option.
Several photographic narratives interact to illustrate the passage from life to death, representations of the intangible and images of an invisible presence.
