SODIUM, 2021-2023
Depuis Arles, grâce à la ligne de bus Agglo 10 et pour la modique somme de 1€ le trajet, on peut se rendre à Salin-de-Giraud, commune se situant dans le parc naturel régional de Camargue. Sommes-nous toutes et tous frappé·es par
ces sentiments contradictoires en arrivant ? C’est à la fois le vide et le plein, un apaisement puis une inquiétude, des ton pastels mais beaucoup de contrastes.
Les différentes « eaux » qui se forment et les paysage lunaires qui se dessinent témoignent d’un maillage surprenant entre les éléments naturels et organiques de ce territoire et l’intervention technique de l’homme. Une beauté singulière et silencieuse se laisse entrevoir dans cette union, évoluant au fil du temps et des saisons.
C’est en 1856, avec l’implantation de deux entreprises liées à l’extraction de sel que naît Salin-de-Giraud. Le village grandit au fur et à mesure des vagues d’ouvriers venus y travailler, d’abord des régions pauvres alentours, puis d’Italie, d’Espagne, de Russie, de Grèce ou encore d’Arménie. Avec l’endiguement du Rhône, 400 millions de m3 d’eau sont artificiellement introduit en Camargue et 30 000 hectare y sont voués à la production de sel. A la jonction entre le Rhône, les marécages, les salins et la mer, un paysage peut-il être à la fois si délicat et industriel, sauvage et sous contrôle ?
Cette série s’inscrit dans une réflexion poétique sur la représentation de nos paysages contemporains par l’image. Nous faisons face aujourd’hui à des écosystèmes inédits et en mutation rapide. Quels nouveaux concepts et regards peuvent se penser face à ces nouvelles réalités ?
EN
From Arles, thanks to the Agglo 10 bus line and for the modest sum of €1 per journey, you can reach Salin-de-Giraud, a town located in the Camargue Regional Natural Park. Are we all struck by these contradictory feelings upon arrival? It is both emptiness and fullness, a sense of calm followed by unease, pastel tones yet many contrasts.
The different "waters" that form and the lunar landscapes that emerge bear witness to a surprising interweaving between the natural and organic elements of this territory and the technical intervention of man. A singular and silent beauty can be glimpsed in this union, evolving over time and seasons.
It was in 1856, with the establishment of two companies linked to salt extraction, that Salin-de-Giraud was born. The village grew with successive waves of workers who came to work there, first from poor surrounding regions, then from Italy, Spain, Russia, Greece, and Armenia. With the damming of the Rhône, 400 million m³ of water were artificially introduced into the Camargue and 30,000 hectares were devoted to salt production.
At the junction between the Rhône, the marshes, the salt pans, and the sea, can a landscape be both so delicate and industrial, wild and controlled? This series is part of a poetic reflection on the representation of our contemporary landscapes through images. Today we face unprecedented and rapidly changing ecosystems. What new concepts and perspectives can be conceived in the face of these new realities?
Depuis Arles, grâce à la ligne de bus Agglo 10 et pour la modique somme de 1€ le trajet, on peut se rendre à Salin-de-Giraud, commune se situant dans le parc naturel régional de Camargue. Sommes-nous toutes et tous frappé·es par
ces sentiments contradictoires en arrivant ? C’est à la fois le vide et le plein, un apaisement puis une inquiétude, des ton pastels mais beaucoup de contrastes.
Les différentes « eaux » qui se forment et les paysage lunaires qui se dessinent témoignent d’un maillage surprenant entre les éléments naturels et organiques de ce territoire et l’intervention technique de l’homme. Une beauté singulière et silencieuse se laisse entrevoir dans cette union, évoluant au fil du temps et des saisons.
C’est en 1856, avec l’implantation de deux entreprises liées à l’extraction de sel que naît Salin-de-Giraud. Le village grandit au fur et à mesure des vagues d’ouvriers venus y travailler, d’abord des régions pauvres alentours, puis d’Italie, d’Espagne, de Russie, de Grèce ou encore d’Arménie. Avec l’endiguement du Rhône, 400 millions de m3 d’eau sont artificiellement introduit en Camargue et 30 000 hectare y sont voués à la production de sel. A la jonction entre le Rhône, les marécages, les salins et la mer, un paysage peut-il être à la fois si délicat et industriel, sauvage et sous contrôle ?
Cette série s’inscrit dans une réflexion poétique sur la représentation de nos paysages contemporains par l’image. Nous faisons face aujourd’hui à des écosystèmes inédits et en mutation rapide. Quels nouveaux concepts et regards peuvent se penser face à ces nouvelles réalités ?
EN
From Arles, thanks to the Agglo 10 bus line and for the modest sum of €1 per journey, you can reach Salin-de-Giraud, a town located in the Camargue Regional Natural Park. Are we all struck by these contradictory feelings upon arrival? It is both emptiness and fullness, a sense of calm followed by unease, pastel tones yet many contrasts.
The different "waters" that form and the lunar landscapes that emerge bear witness to a surprising interweaving between the natural and organic elements of this territory and the technical intervention of man. A singular and silent beauty can be glimpsed in this union, evolving over time and seasons.
It was in 1856, with the establishment of two companies linked to salt extraction, that Salin-de-Giraud was born. The village grew with successive waves of workers who came to work there, first from poor surrounding regions, then from Italy, Spain, Russia, Greece, and Armenia. With the damming of the Rhône, 400 million m³ of water were artificially introduced into the Camargue and 30,000 hectares were devoted to salt production.
At the junction between the Rhône, the marshes, the salt pans, and the sea, can a landscape be both so delicate and industrial, wild and controlled? This series is part of a poetic reflection on the representation of our contemporary landscapes through images. Today we face unprecedented and rapidly changing ecosystems. What new concepts and perspectives can be conceived in the face of these new realities?

